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RGAA et vidéo : ce que le référentiel exige, et à qui il s'impose

L'équipe Videas22 septembre 20265 min de lecture

Le RGAA, le référentiel français d’accessibilité numérique, s’impose aux organismes publics et, avec l’European Accessibility Act, à une partie croissante du secteur privé. Pour une vidéo, il demande quatre choses : des sous-titres synchronisés, une transcription textuelle, une audiodescription quand l’image porte une information que le son ne donne pas, et un lecteur utilisable entièrement au clavier. Voici à qui il s’applique, ce que chaque exigence recouvre, et comment y répondre.

Le RGAA, c’est quoi ?

Le RGAA (Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité) découle de la loi handicap de 2005, qui a étendu l’obligation d’accessibilité au numérique. Sa version actuelle, la 4.1, s’aligne sur les WCAG 2.1, le standard international : le RGAA en est la déclinaison française, avec ses propres méthodes de test. Il compte 106 critères, répartis en 13 thématiques, dont une consacrée spécifiquement au multimédia temporel, c’est-à-dire à l’audio et à la vidéo. Il couvre les handicaps visuels, auditifs, moteurs et cognitifs, et ne se limite pas au contenu : il évalue aussi bien la vidéo elle-même que le lecteur qui la diffuse.

Qui est concerné, et depuis quand

L’obligation vise d’abord les services publics : l’État, les collectivités territoriales, les établissements publics et les organismes délégataires d’une mission de service public. Depuis 2019, elle s’étend aussi aux entreprises privées dont le chiffre d’affaires en France dépasse 250 millions d’euros. Les organismes concernés doivent publier une déclaration d’accessibilité et un schéma pluriannuel de mise en accessibilité, décliné en plans d’action annuels. Le RGAA figure aussi dans les cahiers des charges d’un nombre croissant de marchés publics, aux côtés de l’hébergement en France et du RGPD.

Le champ s’élargit encore du côté privé. L’European Accessibility Act, entré en application en juin 2025, étend des obligations comparables à des secteurs entiers à l’échelle européenne : commerce en ligne, banque, transport, services de médias audiovisuels, entre autres. En pratique, l’accessibilité d’une vidéo est déjà une obligation pour le secteur public, et le devient pour une part croissante du privé.

Ce qu’il exige concrètement pour une vidéo

Quatre exigences reviennent sur chaque vidéo :

  • Des sous-titres synchronisés, pour qui n’entend pas la bande son
  • Une transcription textuelle, qui rend tout le contenu disponible à la lecture
  • Une audiodescription, quand une information ne passe que par l’image
  • Un lecteur contrôlable au clavier, avec un focus visible et des commandes suffisamment contrastées

Les trois premières relèvent de la thématique Multimédia. La quatrième la croise avec les thématiques Couleurs et Navigation, qui s’appliquent au lecteur comme au reste de la page.

Ce que Videas apporte pour chacune

Videas est conçu selon les bonnes pratiques du RGAA. La conformité, elle, s’évalue sur votre site entier, par un audit : un outil vous donne les moyens de la respecter, il ne la garantit pas à votre place.

Scribe couvre les sous-titres et la transcription : déposez une vidéo, l’IA détecte la langue, écrit les sous-titres avec la ponctuation et sépare les intervenants. Vous corrigez le résultat dans un éditeur à timeline avant de publier directement dans le lecteur, où la transcription s’affiche dans un panneau à côté de l’image, ou d’exporter en SRT, VTT, TXT ou DOCX. Le traitement tourne sur des serveurs en France, ce qui simplifie la conformité RGPD en plus de celle du RGAA. Vous pouvez tester l’outil de sous-titrage sur une vidéo, sans créer de compte.

Pour l’audiodescription, le lecteur accepte plusieurs pistes audio : le spectateur choisit la piste audiodécrite comme il choisirait une langue. L’audiodescription elle-même s’écrit et s’enregistre, par vos équipes ou par un prestataire spécialisé ; Videas la diffuse.

Le lecteur Videas, enfin, donne un équivalent clavier à chaque commande (lecture, navigation, volume, plein écran, sous-titres, transcription, réglages), avec des anneaux de focus visibles sur chaque élément interactif et des contrastes lisibles par défaut. Il se personnalise à votre image, logo et couleurs de marque : si vous changez les couleurs, vérifiez que les vôtres gardent un contraste suffisant sur les commandes.

En complément, les chapitres donnent des points d’entrée dans une vidéo longue, pour qu’un spectateur retrouve un passage sans avancer à l’aveugle. Le RGAA ne les exige pas, mais ils facilitent la navigation de tous.

Une vidéo d’exemple, diffusée dans le lecteur Videas : activez les sous-titres ou ouvrez le panneau de transcription depuis la barre de commandes, et parcourez les commandes au clavier avec la touche Tab.

Deux organismes qui l’appliquent déjà

France Travail fait sous-titrer et transcrire tout ce que publient ses 26 vidéothèques régionales, à ce titre. L’ONISEP, qui gère plus de 4 To de vidéos consultées un million de fois par mois, confiait avant ça son sous-titrage à un prestataire extérieur, fichier envoyé, attente du retour, réimport ; l’équipe le déclenche désormais elle-même, sur la vidéo qu’elle vient de déposer.

Une obligation qui devient un avantage

Traiter l’accessibilité comme une simple case à cocher, c’est manquer l’essentiel. Les mêmes critères qui vous mettent en règle élargissent aussi votre audience : des sous-titres bien faits touchent les 6 millions de Français sourds ou malentendants, mais aussi les spectateurs qui regardent simplement le son coupé, et ceux qui ne parlent pas votre langue si vous les traduisez. Un lecteur navigable au clavier profite à n’importe quel spectateur pressé qui préfère ne pas toucher sa souris. Une transcription indexée par les moteurs de recherche améliore par ailleurs le référencement de chaque vidéo, bien au-delà du public qu’elle visait au départ.

Ce qui vous met en règle avec le RGAA est, presque toujours, ce qui fait grandir votre audience.


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